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Brad Sundberg : Interview Exclusive (FR)

Quelques jours avant sa venue à Paris, Brad Sundberg a accepté de répondre à quelques questions. Il sera ce samedi à Paris pour animer un séminaire exceptionnel consacré à Michael Jackson (infos ici).

MJJ NEWS: Quand et comment avez-vous rencontré Michael Jackson ?

BRAD SUNDBERG: Je l’ai rencontré pour la première fois fin 1985 aux studios Westlake alors qu’il travaillait sur Captain EO. J’avais été embauché comme coursier aux studios et Michael travaillait avec mon ami Matt Forger. Il avait l’habitude de venir en voiture lui-même et on le faisait entrer par la porte de derrière. Il y avait pour ainsi dire aucune sécurité, pas d’entourage, rien de tout ça. Il avait le coeur léger et il restait très concentré sur le projet. Dès ma première rencontre avec lui, je l’ai aimé en tant que personne. C’était un plaisir d’être à ses côtés, il avait un grand sens de l’humour, et apportait la joie de vivre dans toutes les pièces où il entrait.

MJJN: Comment définiriez-vous l’art de Michael Jackson et son impact sur l’industrie musicale ?

BS : C’était quelqu’un qui brisait les barrières. Il dansait, chantait, composait, il exerçait finalement dans une catégorie qui était la sienne. Il était le talent idéal entouré de la bonne équipe au bon moment et au bon endroit. Je suis heureux que sa carrière se soit déroulée à ce moment-là. L’industrie a tellement changé depuis, mais il a ouvert la voie à tellement d’artistes, et son travail reste une référence, bien devant presque tout ce qui sort ces jours-ci.

MJJN: Comment l’idée de créer ces séminaires est venue ? 

BS: Je me suis fait des amis fabuleux en France il y a quelques années, et ils m’ont proposé l’idée d’entendre mes histoires dans un studio d’enregistrement, un peu comme là où toute cette musique a été créée. On a réservé un studio à Paris et on a passé un très bon moment. J’ai depuis affiné le concept  en essayant de présenter un mélange d’histoires, de musiques et de vidéos. J’ai testé ce nouveau format à New York l’été dernier et ça s’est bien passé. Les personnes présentes ont beaucoup aimé. Les prochaines villes seront Paris, Stockholm et Toronto.   Nous projetons déjà de retourner à New York et de faire Los Angeles en 2014. En proposant ces séminaires dans différentes villes, j’offre aux gens l’opportunité d’en profiter sans avoir à se rendre aux USA.

MJJN: Quel est votre objectif en organisant ces séminaires ? Quel message souhaitez-vous transmettre aux gens qui y assistent ?
BS : Mon objectif principal est de montrer aux gens qui était Michael Jackson, l’artiste. Je veux qu’ils voient, entendent et ressentent ce que c’était que de travailler avec lui. Je me concentre sur sur la musique et son processus créatif. Michael respirait la musique, il aimait divertir les gens et les rendre heureux. Nous ne parlerons pas des rumeurs ou des histoires publiées dans les  tabloïds : ces sujets ne sont pas les bienvenus. D’autre part, puisque je dispose de toutes ces belles archives avec lesquelles je peux travailler, pourquoi perdre mon temps avec ces histoires négatives ? Le meilleur compliment que j’ai pu recevoir est à quel point je montre que Michael était un être humain, un homme gentil et un bon ami.

MJJN: Pour celles et ceux qui vont assister aux séminaires et ceux qui peuvent encore vous rejoindre, que peuvent-ils attendre de cet événement ?  

BS: Chaque séminaire est un peu différent, et j’aime ça. C’est un mélange de mixes rares, d’histoires et de photos et vidéos inédites. Certains moments sont drôles, d’autres tristes, certains sont touchants – mais ils sont tous authentiques. Je ne raconte pas d’histoires que j’ai entendu ou lu ailleurs – j’étais là. Vous verrez, écouterez et apprendrez des choses inédites.  J’étais impliqué dans un grand nombre de projets en studio et à Neverland, et c’était une expérience incroyable. J’ai eu l’opportunité de travailler avec l’une des personnes les plus créatives et gentilles que j’ai pu rencontrer. Son nom est Michael Jackson et j’ai hâte de vous le présenter.

Interview réalisée par Richard Lecocq

Brad Sundberg interview (US)

Brad Sundberg granted us with an exclusive interview just a few days before his seminar in Paris. Next stop should be Stockholm. More information about the seminar here.

MJJ NEWS: How and when did you meet Michael Jackson ?

BRAD SUNDBERG: I first met Michael when he was recording at Westlake Studios for Captain Eo, likely in the fall of 1984.  I was a runner (janitor/helper/food delivery guy) for Westlake, and Michael was working with my friend Matt Forger.  He used to drive himself to the studio, and we would let him in the back door.  There was virtually no security, no entourage, nothing special.  He was lighthearted, and focused on the project.  From the first time I met him I genuinely liked him as a person.  He was pleasant to be around, had a great sense of humor and brought laughter into any room.

MJJN: How would you describe his artistry and his impact on the music industry ?

BS : He was a groundbreaker.  He danced, he sang, he wrote, he entertained virtually in a class of his own.  He was the right talent with the right team at the right place and at the right time.  I am happy his career took place when it did.  The industry has changed so much since then, but he paved the way for so many others, and his work stands up to almost anything and anyone today.

MJJN: How did he idea of doing seminars in different countries come out ?

BS: I made some wonderful friends in France a few years ago, and they came up with the idea of hearing my stories and music in a studio, like where it was created.   We booked a studio in Paris and had a great time.   Since then I have refined the seminar quite a bit, trying to present a balance of stories, music and videos.  I tested the new format in New York this past summer and it went really well.   The ticket holders really liked it. Next came Orlando, now Paris, Stockholm and Toronto.   We are already making plans in 2014 for New York and Los Angeles.  By bringing my seminar to other locations, it allows more people to experience it without having to travel to the US.

MJJN: What is your intention with these seminars ? What do you want to tell the people who will come to the seminars ?
BS : My primary intention with the seminar is to try to introduce people to Michael, the artist.   I want them to see, hear and feel what it was like to work with him.   My focus is on the music and the creative process.  Michael was all about music, entertaining people and making them happy.  We don’t discuss rumors or tabloid junk; those topics are not welcome. Besides, when I have so much amazing material to work with, why waste my time on garbage?  The nicest compliment I often receive is that I show Michael as a human, a nice guy and a good friend.

MJJN: For those who will attend and those who may do so, what can you tell them as what to expect ?  

BS: Every seminar is a bit different, and I like that.   It is a blend of rare mixes, stories and unseen photos and video footage.  Some parts are funny, some can be sad, some are very touching – but they are all real.   I don’t tell stories that I heard or read somewhere – I was there.  You will see things you have never seen, hear things you have never heard, and learn things you never knew.    I was involved with countless projects in the studio and at Neverland Valley Ranch, and it was an amazing experience.  I was able to work with one of the most creative and kind people I have ever known.  His name is Michael Jackson and I look forward to introducing him to you.

Interview by Richard Lecocq

Interview de Teddy Riley (VIDEO)

Dans une vidéo postée le 28 mars dernier sur YouTube, Teddy Riley répond aux questions de l’animateur Ace sur BBC1 Xtra.

Il évoque bien entendu sa collaboration avec le Roi de la Pop, Michael Jackson.

Scoop du jour : Riley confirme que MJ a enregistré une version solo de Joy. Cette chanson co-écrite par Michael Jackson et Tammy Lucas fut par la suite enregistrée par le groupe BLACKstreet pour leur premier album éponyme sorti en 1994 (Interscope / Universal).

La première version de Joy interprétée par MJ faisait partie des titres fortement pressentis pour le tracklist final de Dangerous. Mais Jackson estimait ne pas avoir encore vécu ou connu ce que racontait les paroles et a préféré ne pas garder ce morceau sur l’album. Riley pense que le mariage de MJ avec Lisa Marie Presley quelques années plus tard en 1994 a sans aucun doute du représenter ce moment de bonheur dans sa vie (Joy).

Dans cette interview, Riley raconte également avoir récemment récupérer ses bandes masters. Il souhaite livrer la version de Joy chantée par MJ à l’Estate of MJ.

A suivre…

INTERVIEW : MICHAEL BUSH @ HARD ROCK CAFE PARIS (Vidéo)

Michael Lee Bush interview at Hard Rock Cafe – Paris France
Interview by Richard Lecocq / directed by Saykou Diallo / 1st assistant: Cristiane Montenegro

Michael Bush: Interview – Teaser

Tim Burton aurait voulu faire de Michael Jackson le héros d’un film d’horreur (FR)

Il avait pensé faire un remake musical de La Maison de cire avec le king of pop en tête d’affiche.

Tim Burton a beaucoup d’idées, et toutes ne se sont pas concrétisées. De son imagination débordante était notamment sortie celle de faire un remake de L’homme au masque de cire, film d’horreur de 1953, en comédie musicale, avec Michael Jackson.

Finalement tourné par Jaume Collet-Serra en 2004 avec Elisha Cuthbert et Paris Hilton, House of Wax (La Maison de cire) suit des ados qui se perdent dans un village déserté dont l’attraction est un étrange musée de cire. Ils découvrent qu’ils pourraient venir en compléter la collection. L’idée de Tim Burton était de refaire ce film en comédie musicale dont la star aurait été le king of pop, décédé en 2009. Elle n’a jamais dépassé l’étape du simple pitch, immédiatement rejeté par le studio : « Le principe ne leur a pas du tout plu » a confié le cinéaste à Yahoo UK.

Source : Première (edited) / MJJNews.fr

 

“Chicago 1945 was done prior to Al Capone”, Matt Forger: the secrets of BAD 25 (EN)

Matt Forger speaks: The secrets of BAD 25

(version française)

 

Listening to Michael Jackson’s music is always some kind of a unique experience. Not only because the vocals and the music are good, but also because his songs are really like a tapestry with so many layers that you always find yourself discovering new details each time you listen to them. With BAD 25, the Estate of MJ and Sony shed light on several unreleased tracks from the BAD sessions. Of course, there are still more songs from that era to discover, but the tracks that are released this year give an interesting and genuine glimpse of Jackson’s often underestimated creative process.

This time around, BAD 25 delivers the goods: all the unreleased tracks on it are presented unenhanced or overdubbed, as explains sound engineer and longtime MJ collaborator Matt Forger: “It was decided that anything that was going to be included in the release and presented to the public had to be exactly at that stage of production that existed in 1987. No additional recording, no additional elements… I was very happy to hear that the direction was ‘we can only use the elements that were recorded up to 1987. It must be the work of this period’.” 

Forger worked with Jackson for his studio albums (from Thriller down to HIStory) and also assisted him in the production of other projects such as Captain E.O., plus the opening soundtrack for the Jacksons’ 1984 Victory Tour. In the 2000’s, he worked on the 2001 Special Edition series and the 2004 Ultimate Collection box set. Forger was also part of the team that developed the Thriller 25 project in late 2007. So, quite logically, he has found himself involved in the making of the BAD 25 release: “I was asked by Sony and the Estate to participate in this because this was work that very much I was involved in during the recording of many of these songs. (…) I’m the person who has been called many times as a consultant, to help them when they have questions about older material from the archives, or when someone need to understand a particular point.”

Digging into the MJ archives is, of course, one of the best jobs in the world. But the way the songs and tapes have been handled demand expertise that very few people have. Forger was there when it all happened, so he is able to track things that papers and notes may have overlooked. “When I review notes or tape boxes, all these memories come back to me. I can remember the situation that the song was recorded in, who were the participants and the musicians, and some of the particular things that we did like the style and the sound of the recording or the equipment that we used. All of this information is just from my memory bank, because I was there working with Michael Jackson at that time. “

It of course shows how comprehensive and full of surprises Jackson’s works in the studio can be. What has to be kept in mind is that since the Off the Wall album (1979), Michael Jackson gradually had taken control over his music and all aspects of his career. The pinnacle of this process took place during the BAD era. As the final and last episode of the trilogy he started with Quincy Jones in the very late 70’s, the album was also an important transition for Jackson, who would head to new directions and collaborations in the early 90’s when he released Dangerous. And, on many occasions, BAD 25 hints at these changes to come.

Michael Jackson entered the music world as probably the last true Motowner of his generation. After a record-breaking career with his brothers, The Jackson 5 and The Jacksons, he stepped into adulthood with a collection of songs that not only proved he had made the hard transition from childhood, but also generated tracks that since then have become instant club classics. On BAD, he showed that he could still make it in clubs, but also leant to other styles and genre. The global image of the album is a dramatic evolution of the tough image he developed in the Beat It short film (1983). Songs like Man in the Mirror also shows he comes with a message, and that the music is always a matter of sound, but also of melody and lyrics.

On BAD, Jackson penned 9 of the 11 tracks presented to the public. As Quincy Jones puts it in the 2001 bonus interviews of the first re-release of BAD, his songs “are always somehow autobiographical”.  So, somewhere down the road there may be a thin line between I Just Can’t Stop Loving You and Dirty Diana: here is a fascinating definition of love and hate that he also developed in further works.

BAD is known for the 11 tracks that made it on the album. But it is also known for being a project with some 60 plus tracks to have been considered. Some of them have Jackson’s vocals on it, at different stage of productions. Some of them are just instrumental tracks and song ideas that were not eventually developed any further. BAD 25 humbly focuses on the BAD sessions with a series of 6 unreleased tracks that document Jackson’s creative process. So, as a little bit more than 10% of the recorded material has been presented to the public, these unfinished and yet sometimes experimental works give an idea of how the sounds were crafted.

 

 

 

Don’t Be Messin’ ‘Round

(Recorded by Brent Averill and Bruce Swedien)

Don’ Be Messin’ ‘Round was released this June as the flip side of the re-issued single, I Just Can’t Stop Loving You. It definitely sounds like a raw sketch Jackson throws on the soundboard, just to see how the different elements meld and eventually match. With light pop accents and a definite Bossa Nova influence, Don’t Be Messin’ ‘Round is also reminiscent of Stevie Wonder’s Don’t You Worry ‘Bout a Thing. Jackson often cited Wonder as one of his masters and major influence in music. On many occasions, he also praised some of his works. In 2003, he gave a special interview to Brett Ratner for Interview (published in early 2004) and talked about Wonder’s 1973 Innervisions album (which includes Don’t You Worry ‘Bout a Thing): “Hearing this music made me say to myself, ‘I can do this, and I think I can do this on an international level’ ».

Michael first recorded the song with sound engineer Brent Averill in the early 80’s. “This is one of the songs that was recorded very early, potentially for the Thriller album”, explains Matt Forger. “For whatever reason, it was not developed any further at this point in time. Michael brought it back and we did more work on it in the period of the BAD album.  Some additional recording was done at that time with Bruce Swedien at Westlake.  I did some additional work and mixes at that time for evaluation for Michael. “

The version released for BAD 25 is an attempt to give the best representation of the 1987 version of the track, the one that was left in the studio at that time: “Many of the elements that were worked on in the BAD era were some of the very basic elements from these earlier demos. Selected elements were transferred and then additional work was recorded for the BAD album. And then it was decided it wasn’t to be included on the album, and at that point no additional work was done. And for BAD 25 I had to go back to many multi track tapes because the elements of the recording were on different tapes: some were recorded at Westlake, and some at Hayvenhurst and I had to make sure that all these representative elements could be assembled in a single version, and a single mix of the song”.

Forger also confirms that other versions of the song were done later that were more refined than the earlier recordings. Don’t Be Messin’ ‘Round, an unfinished song that is now presented to the public as is and on purpose, shows Jackson’s spontaneity at his best: “I understood what the feeling of the song should be. What is interesting in the song is that you can hear Michael giving directions like “bridge” or “guitar” and he actually sings the parts himself. That was of course a work in progress session”.

Emotion is something that has always been very important in Jackson’s songs. In the 2004 The One documentary, Jill Scott explains she realized the importance of such emotional input in his work: “but it’s the choices that he makes when singing a song, he emotes. That’s a gift”. So even when he sings random lyrics on demos, one can feel he is looking for the best spots and moments in the melody to introduce genuine and heartfelt emotion. “Michael was experimenting and testing elements and styles”, says Forger. “He would evaluate the best way to approach. But emotion is the thing that is very much at the forefront”.

 

 

 

I’m So Blue

(Recorded by Matt Forger and Bill Bottrell)

Quite surprisingly, depression is a theme Michael Jackson showcased very early on in his career as a songwriter when he released Blues Away on the Jacksons’ 1976 eponymous album. At 17, he already was into quite mature themes that he would develop on later works. I’m So Blue is about a love story with a sad ending, and Michael singing his loneliness out.

The ballad is wrapped with sweet arrangements. The intro riffs instantly sets up the stage and the mood of the track. The chords are grooving and mellowing down, and Jackson’s voice in the first lines reflects the sadness of the story.

The bridge section of the song has this great harmonica solo, or actually an instrument that sounds like a harmonica: “That was in fact a synthesizer harmonica”, reveals Forger. “And that was actually John Barnes. He is a very talented keyboard musician. And he could play many instruments like horns and brasses. So he could understand how a musician who plays the actual instrument and how the notes had to be attacked and that is one of the things he was very versatile and very talented at”.

I’m So Blue is included on BAD 25 as a demo recording. Its sophistication of some of its polished arrangements actually put the song in another category. What most artists would consider finalized recordings, Michael Jackson would call them demos.

 

 

 

Song Groove (AKA Abortion Papers)

(Recorded by Brian Malouf and Gary O)

In Song Groove, Michael Jackson addresses a social issue that still fuel debates today. This is a theme that has been developed by many Pop artists before. And quite unexpectedly, Jackson wrote a song on the subject, trying not to offend women who may face such situation.

The title of the song, Song Groove, is followed by another title: Abortion Papers. It sounds as if the two titles hardly match: in a way, how can a title like Song Groove be used for a song about abortion? One of Jackson’s abilities was to craft uptempo and catchy songs with deep and dark themes. Billie Jean may be the best example, as it tells the story of a woman who claims to have Jackson’s child. In Abortion Papers, Jackson also uses an uptempo musical theme to spread his message. The story of this double title reflects Jackson’s way of working on song ideas: “When we did the research there were two tapes and each tape is a multi track analog tape saying Song Groove”, recalls Forger. “But we didn’t realize that Abortion Papers was recorded in two halves. Half of the song was one tape, half of the song was another tape. And while listening I said “this tape is half of another tape that we have”. And then we did more research and we found another tape and we had to put the two halves together to get the complete recording”.

So it takes people like Matt Forger to fully understand what is in the archives. Some songs had working titles that changed in the process. On BAD, The Way You Make Me Feel very first title was Hot Fever. This working song title surfaced only once, on a rare 2001 US Promo CD of the Special Edition of BAD.

Musically, Song Groove hints at sound textures and designs that would be developed on Dangerous: the subdued yet tensed atmosphere, the machine and metallic sounds: they are already there. “In Song Groove there is an aggressive quality of the music that he was developing and writing”, says Forger. “This was the time when, at Quincy’s encouragements Michael wrote all the songs of the Bad album, as much as he could. I worked with Michael along with Bill Bottrell, John Barnes and Chris Currell. We were working with him at Hayvenhurst studios that Michael called the Laboratory. My job was to work with Michael and to get all these song ideas that Michael was working on and developing: his production style, his writing style, his arrangement style. Everything about that was Michael developing this, which was fascinating for me to be able to observe. Much of these styles you can hear in the songs included in BAD 25 are developed in later albums”.

 

 

 

Free

(Recorded by Bill Bottrell)

Once again, Stevie Wonder’s influence is highly palpable in this song. From the aforementioned 1976 Blues Away down to later works such as Beautiful Girl (released on the 2004 Ultimate Collection box set), Jackson’s self penned ballads often bear signature harmonies inspired by Wonder. Free also sounds fresh like some of the Jacksons’ late 70’s work as a group.  Jackson’s love for sweet melodies may have been the source of mockery over the years, but like French composer and one of Celine Dion’s collaborators, Jean Jacques Goldman, told RTL radio in 2009: “He is a great composer. We Are the World may sound easy stuff, but it takes some talent to come with such a melody. He is a musician and an arranger.”

Free is Jackson the balladeer at his best: soulful, happy and so into the moment. “This is one of my favorite songs here because you can hear Michael’s emotion, and his spirit, you can hear his happiness and his joy”, confirms Forger. “And this is the feeling that we had in the studio. The atmosphere in the studio would always be exciting. He would be happy and enjoy so much the work. When you hear Michael’s voice it makes you smile and feel so good that you can feel the joy. Anytime I hear the song Free, it makes me feel so good inside”.

 

 

 

Price of Fame

(Recorded by Bill Bottrell and Matt Forger)

Here is a song that has a long history in the MJ fan community. Price of Fame was scheduled to be the main theme of a Pepsi campaign. The song was not released and was eventually replaced by a special version of BAD with new Pepsi lyrics. Matt Forger remembers: “there was a special version of The Price of Fame with different lyrics for Pepsi. I don’t think a lot of people ever heard it. But this is the original version of The Price of Fame on BAD 25, and it was recorded at Hayvenhurst”.

As it sounds like a sequel to Billie Jean and a prequel to Who Is It, Price of Fame also has its own identity and originality. It is built around a smooth Ska / Reggae beat, one of Jackson’s scarce incursion into this genre (he also recorded background vocals for Joe King Carrasco’s 1982 Don’t Let A Woman (Make a Fool out of You)).

The lyrics perfectly reflect the state of mind Jackson may have been in as soon Thriller reached heights that to this day remain untouchable:  “This is Michael talking about very personal experiences”, explains Forger. “It is about the kind of things that happened in his life especially after the success of Thriller. His popularity was so extreme that he was not able to go out in public at all without attention”.

 

 

 

Al Capone

(Recorded by Matt Forger and Bill Bottrell)

Another song title known for years by MJ fans and experts. Described as the very early demo or incarnation of what was to become Smooth Criminal, Al Capone reflects Jackson’s love for storytelling. Of course, cinema and films had a huge impact on his work and his vision as an artist. Starting with the epic video to Can You Feel It (The Triumph, 1981), Jackson always pushed the limits to innovate and present pieces of music with a strong cinematographic edge. The song was recorded at Hayvenhurst and Matt Forger remembers the original angle of the track: “Al Capone was written around an actual historical figure. It sets the groundwork for the song that became Smooth Criminal. Michael used many of the same themes and similar ideas to create Smooth Criminal”.

As Al Capone was about a historical figure, Jackson refined his vision and opted for another totally different story: “In Smooth Criminal he wrote a story and made it unique. It was not about a historical figure like Al Capone. He made his own story and this was something new and fresh in his vision”.

Just like ideas and elements from Streetwalker were reworked to create the very first version of the song Dangerous, Al Capone and Smooth Criminal were crafted with the same kind of elements. And actually, both songs seem to be derived from another song that Jackson recorded earlier and that has been widely talked about by MJ music fans: “Chicago 1945 was done prior to Al Capone”, explains Matt Forger. “It spoke about an era in time, about what was happening at that time in Chicago, that year. It was almost as if you were reading the newspapers at that time. It was a song that maybe Michael used as the idea for Al Capone, and Al Capone was the idea for Smooth Criminal. So maybe there were some similarities but this is a different song. Al Capone was a definite new approach and Smooth Criminal was much more refined”.

 

 

 

Je ne veux pas la fin de nous

Leaked on the internet in 2001, Je Ne Veux Pas La Fin De Nous is Jackson’s sole attempt to sing in French. He chose to adapt his song I Just Can’t Stop Loving You in Spanish and French to reach out to new audiences. Other singers also went in that direction, and quite simply the goal was to enhance their image in specific markets.

As the Spanish version, Todo Mi Amor Eres Tu, was co-written by Ruben Blades (Jackson would also work with him on the Spanish version of his all-star internet 2003 single What More Can I Give), the French one was penned by Belgian writer Christine Decroix, one former Quincy Jones protégée. Decroix remembers the track was recorded quite in a rush, shortly before Jackson left for Japan to kick off the BAD Tour. It took her like a night to write the lyrics and she was in the studio with him to coach him and give him directions so that he could get the right accent.

The mix of the song presented on BAD 25 is the final one that was done in 1987: “This is not a new mix”, confirms Matt Forger. “The mix existed at that time. I only knew there were a Spanish version and a French one.  There was a lot of research and an interest to release the song. I was told to mix it for BAD 25. However the people I worked with and I said we have to research this completely and we knew something was done in 1987. My entire philosophy is: every time I could find a very good mix representative of what the song should be and the way Michael would want the song from that era, my choice is: that’s the one that should be used. We did a lot of research and we found the mix and we were so happy we were able to find it. It was so authentic”.

 

During the BAD sessions, Michael Jackson considered many songs that finally were discarded. Songwriter Rod Temperton, who was part of the A-Team behind Off the Wall and Thriller, submitted a few songs for BAD, one of them being Groove of Midnight. This song was eventually recorded by Siedah Garrett and was released on her debut album KISS of Life on Qwest Records (1988). “Rod Temperton had some songs”, remembers Matt Forger. “Quincy asked him to have songs ready. Groove of Midnight is one of these songs. However we searched and we could not find a version with Michael’s vocals. It wasn’t a song that they considered for the BAD album eventually”.

BAD was the final collaboration between Michael Jackson and Quincy Jones. Both artists would part ways after the release of the album. Jones stepped away from the music business and dived into the multimedia age, most notably with the launch of his acclaimed urban publication: Vibe Magazine. Jackson stepped into the 90’s by acknowledging Hip Hop culture as he worked with New Jack Swing mogul Teddy Riley, and crafted ever more ambitious works as a songwriter, arranger and producer. A lot has been said about Michael’s and Quincy’s respective and actual role and responsibility in the success of the music they made together. Matt Forger feels debates may have gone a little bit too far: “I’ve read all these discussions about Quincy and Michael on the internet. They fight and argue about Quincy’s or Michael’s actual involvement in the production of the music. One of these things we see now 25 years later is the amazing work Michael did. Quincy encouraged Michael as a songwriter, arranger and producer. There were some differences of opinion like when Quincy told about Streetwalker versus Another Part of Me in the 2001 Special Edition interviews, and of course these things happen”.

During the We Are the World sessions, Quincy had a sign at the entrance of the studio, stating: “check your ego at the door”. What should be remembered about records like BAD is that when such songs were released to the public, the word “album” had a meaning and the concept was to develop great imagery around songs. This is something that may have been altered or gradually overlooked throughout the years. It is no coincidence that 9 of the 11 songs were released as singles and were widely acclaimed. These were the days when albums would not be about fillers but, and just like how Thriller was geared, a collection of songs that could all be considered for single release. With BAD, Michael Jackson reached new heights that very people of his age ever dared and managed to reach. And 25 years later, the music and the vision are reaching out to a new generation: BAD 25 is topping the charts worldwide. As he tried to surpass Thriller, Michael Jackson actually delivered an album that eventually can also be played as a collection of his biggest hits that reflect his fantasies, vision of life, and also spread a very strong message in the anthem Man In The Mirror: “If you want to make the world a better place, take a look at yourself, and then make change”. This is what the “BAD days” were all about.

 

Richard Lecocq, author of Michael Jackson: KING

Additional editing by Chris Cadman and Craig Halstead, authors of Michael Jackson: For the Record

Version française



EXCLUSIF : Frank Cascio : l’interview – WEBSERIE (episodes 1 à 6)

 

Découvrez la suite de l’interview de Frank Cascio réalisée lors de son passage à Paris.

MJ data bank / MJJNews.fr vous propose une websérie exclusive réalisée par Saykou Diallo. Chaque épisode vous permettra d’écouter et de voir Frank Cascio parler de son amitié avec le Roi de la Pop, Michael Jackson. N’oubliez pas de visiter cette page régulièrement pour y suivre les mises à jour !

Episode 1  (13 juin 2012)


Episode 2   (14 juin 2012)


Episode 3   (17 juin 2012)

 

Episode 4   (24 juin 2012)

 

Episode 5   (09 juillet 2012)

 

Episode 6   (04 août 2012)


« Michael mon ami » (Michel Lafon) – COMMANDER

EXCLUSIF : Frank Cascio : l’interview (1/2)

Fraichement arrivé de New York, Frank Cascio s’est installé dans un discret hôtel du 6ème arrondissement à Paris pour le lancement de son livre « Mon ami Michael ». Sorti en France le 07 juin aux éditions Michel Lafon, ce témoignage propose de découvrir le monde de Michael Jackson sous un jour inédit : Frank Cascio faisait partie des proches du Roi de la Pop et l’a côtoyé pendant un quart de siècle. Plus récemment, son nom de famille a été entaché par la polémique concernant 3 chansons publiées sur le CD posthume MICHAEL. Il était grand temps de se retrouver pour aborder cette question mais aussi les autres nombreux moments que les deux hommes ont pu partager… En attendant notre podcast exclusif, voici quelques passages de l’interview.

 

MJJNews.fr : Tu as fait partie des personnes qui ont vu Michael évoluer pendant de longues années…
Frank Cascio : J’ai rencontré Michael à l’âge de 4 ans. Pendant 25 ans, j’ai occupé différents postes à ses côtés. Il était comme un père et frère pour moi. Il était tout, mon professeur, mon mentor, un membre de ma famille. Pendant 25 ans, peu importe ce que je pouvais faire pour lui, j’étais prêt à le faire. J’ai été son assistant, sa nourrice pendant un temps, son manager… Tout ce dont Michael avait besoin, j’essayais de le faire pour lui.

 

MJJNews.fr : Qu’est-ce qui t’a motivé à écrire ce livre ?
Frank Cascio : Je n’avais jamais songé écrire un livre avant. Mais j’ai vu des gens qui se sont auto-proclamés « amis de Michael » et qui ont écrit des livres pour faire de l’argent sur lui, profiter de sa renommée. Lorsque Michael est décédé, c’était un moment particulier pour moi, j’étais perdu, triste, je ne savais plus où j’allais. Son décès m’a beaucoup affecté. J’étais en Allemagne et j’ai commencé à écrire, sans cesse. J’ai couché beaucoup de nos histoires sur papier. C’était comme une thérapie pour moi. Juste après son décès, des gens m’ont appelé pour m’offrir des sommes extravagantes pour écrire un livre. Je leur disais « Vous blaguez ou quoi ? Il était comme un père pour moi. Vous voulez que j’écrive un livre ? » Je me suis senti insulté. Je suis heureux d’avoir été élevé dans une famille où la morale et le respect sont importants. Puis j’ai réglé certains problèmes et je me sentais mieux mentalement. Les fans à travers le monde n’ont cessé de me poser des questions au sujet de Michael. Et je voyais ces autres personnes se proclamer « experts en Michael Jackson » ou « meilleurs amis de Michael Jackson » et défiler sur le plateau de Larry King. Ils disaient connaitre l’homme sans l’avoir rencontré. Mon but est de protéger l’héritage de Michael Jackson et je voulais écrire un livre qui permettrait de raconter qui était le Michael que j’ai fréquenté pendant 25 ans. Je voulais présenter au monde Michael Jackson l’être humain, mon ami, celui que j ai connu dans l’intimité. Pour le monde il était le Roi de la Pop. A mes yeux il était Michael, mon ami. (…) Dans la vie je ne crois pas aux coïncidences, je crois que les événements ont un sens. Il y a toujours une raison. Ce n’est pas un hasard si pendant 25 ans nous avons eu cette relation, qui s’est construite avec le temps. Il y a eu des gens qui ont été proches de Michael et qui ont disparu. Ma famille a eu la chance de faire partie de sa vie et d’être là pour lui pendant 25 ans. Il a ainsi pu être heureux et avoir accès à une certaine normalité. Nous le traitions comme un être humain, pas comme Michael Jackson la Pop star.

 

MJJNews.fr : Michael a déclaré à plusieurs reprises ne plus vouloir effectuer de tournée. Pour Invincible il souhaitait s’impliquer différemment, notamment à travers  des événements comme la séance de dédicaces au Virgin Store à New York (c’était une première dans sa carrière solo). Tu étais à ses côtés à cette époque : peux-tu nous en dire plus sur cette campagne qui finalement n’a jamais eu lieu ?
Frank Cascio : Michael a pris beaucoup de temps pour faire invincible. Son esprit était ailleurs, il était en compétition contre lui-même. Il n’avait plus rien à prouver. Il avait tout accompli. Il a pris son temps pour faire invincible car il cherchait une nouvelle direction. Et dès qu’il a commencé à travailler avec Rodney Jerkins je l’ai vu trouver la direction qu’il cherchait et le son qu’il voulait développer. Mais ça a pris du temps. Il m’a dit à l’époque : « Invincible est trop en avance sur son temps. Les gens commenceront à le comprendre d’ici 10 ans ». (…) Il savait qu’il était en avance sur son temps et qu’il faudrait du temps pour le comprendre. Ensuite, d’autres facteurs extérieurs ont joué contre le succès de l’album. Et Michael emmenait ses enfants la plupart du temps en studio. L’enregistrement d’Invincible n’était pas chose facile mais je pense que c’est un grand album et que les gens commencent à l’apprécier. (…) J’étais proche de Michael et j’essayais de gérer les égos et les problèmes autour de lui à cette époque. Il avait fait appel aux services de The Firm (une société de management très réputée à l’époque, NDLR) pour le manager. Il attendait un plan marketing innovant de leur part. Mais The Firm n’a rien proposé de cela. Michael voulait sans cesse innover, donner la mesure, annoncer les modes à venir. Mais il n’avait pas le soutien de son management, ni de sa maison de disques. Dans toute relation, il y a malheureusement des compromis, c’est 50/50. On peut comprendre le fait que Sony souhaite qu’il parte en tournée. Mais Michael ne voulait pas. Si Michael était parti en tournée, tout aurait été différent. Il n’y a que deux façons de faire de l’argent dans le monde de la musique : grâce aux  droits d’édition et grâce aux tournées et au merchandising qui va avec. Michael a décidé de ne pas partir en tournée et du coup il n’a pas été soutenu par sa maison de disques. (…) Il était très frustré car The Firm était très présent dans l’industrie du film et il voulait se consacrer au cinéma. The Firm a convaincu Michael de les engager, mais au final ils ne lui ont jamais permis de percer dans le monde du cinéma. Je me souviens, c’était un jour où Michael rentrait d’un voyage. Il était à Norfolk et j’étais à New York pour préparer le concert des 30 ans. Il n’était pas de bonne humeur. Je ne l’ai jamais vu insulter des gens comme ça. Je l’ai vu sous bien des jours, mais là il était fou. Il a viré ces gens, et ils l’ont bien mérité. Il avait raison. Il est la plus grande star au monde il a établi des records et a montré le chemin a pratiquement tous les artistes d’aujourd’hui. Quand tu manages un tel artiste, tu fais en sorte que la promo soit excellente. Ce n’était pas par hasard si Michael était le plus grand artiste de tous les temps. The Firm ne méritait pas de travailler avec lui.

 

MJJNews.fr : Des fans en France ont déjà lu ton livre en anglais et ont été surpris par certaines histoires et certains détails : comment as-tu sélectionné les anecdotes et histoires, comme par exemple les nombreux passages où Michael et toi buvez du vin ou fumez de l’herbe : pourquoi ces choix et que souhaitais-tu montrer ainsi ? 
Frank Cascio : Nous sommes en France ok ? Ma famille est italienne, nous sommes européens. Ce que je préfère par-dessus tout dans ce monde, c’est cuisiner, ouvrir une bouteille de vin, manger du fromage, des olives et avoir une bonne conversation. Pourquoi est-ce que ce serait mal de faire cela avec Michael ? Est ce que c’est illégal pour Michael de faire ça alors qu’on le fait en France, en Italie et à travers le monde ? Dans mon livre je voulais montrer le Michael que je connaissais et que j’aime. Il était humain, tout simplement, croyez-le ou non. On ne buvait pas à en être complètement saouls. Vous buvez surement aussi, et vous gérez bien ça ; c’est la même chose. Au sujet de la marijuana, je suis désolé de vous dire que Michael et moi avons fumé de l’herbe peut être deux fois. J’en suis vraiment désolé, mais je vais vous dire une chose : en Californie, la marijuana n’est pas illégale et des médecins la prescrivent à certains patients. Ca c’est produit à l’époque où Michael était en Floride avec Barry Gibb pour travailler sur des chansons. Une de mes chansons préférées est How Deep Is Your Love des Bee Gees. Et Barry a dit à Michael qu’il avait écrit tous ses plus grands tubes en fumant. Michael, curieux comme il était, a essayé avec moi. Pourquoi je raconte cela dans le livre ? Parce que je voulais montrer que Michael était humain. Je voulais partager et montrer les bons et mauvais moments, je voulais être honnête. Je voulais montrer le Michael que je connais, le bon comme le mauvais. Les gens veulent croire que Michael était parfait. Mais c’était mon ami et il était humain. C’était mon but de le montrer ainsi : humain ; et je pense qu’il en serait fier. Je voulais effacer toutes ces histoires et mettre un pont final à toutes les rumeurs. Il n’était pas pédophile et tout le reste… et je sais que sa mère était heureuse de lire mon livre et de constater que j’ai pu rétablir cette vérité : Michael n’était pas pédophile.

 

MJJNews.fr : Le CD Michael : Quelle a été ton implication dans ces titres ? Que peux-tu dire aux gens qui reconnaissent bien plus la voix de « James Porte » que celle de Michael dans les leads des chansons ?
Frank Cascio : Ok, mon nom est Frank Cascio et j’ai un frère qui s’appelle Eddie Cascio et…. « We are two different people » (en référence à la phrase prononcée par Michael aux côtés de Janet lors des Grammy Awards 1993, NDLR).  Je n’ai rien à voir avec ce disque. Je n’ai aucune motivation financière et n’ai rien à voir avec ça. Je sais que demain (l’interview a eu lieu le 05 juin 2012, NDLR) je vais rencontrer des fans qui veulent me jeter des tomates, mais je n’ai pas à défendre quelque chose que je n’ai pas à défendre, mais ce que je peux vous dire que c’est que c’est bien Michael qui chante sur ce disque. Et si vous lisez les crédits, vous verrez que le studio d’enregistrement est le même que celui utilisé pour les remixes de Thriller 25. Tout cela est dommage car l’album aurait pu avoir du succès. Mais à cause de ces histoires, ce ne fut pas le cas. Je vous demanderai juste de lire entre les lignes. (…) Est-ce que vous pensez que Sony et l’Estate prendraient le risque de sortir un disque sans la voix de Michael dessus? Ils ont engagé deux experts pour étudier les chansons et tous les deux ont confirmé que c’était bien lui. Les chansons ont été enregistrées quand Michael s’est remis à travailler. La seule chose dont je suis coupable c’est d’avoir convaincu  Michael de retourner en studio pour créer de la musique et se remettre à danser. Je l’ai remotivé et lui ai montré qu’il pouvait être lui-même et se détendre. C’était un long « process ». Mon frère devait aller à Londres et construire un studio pour travailler avec Michael là bas (pendant This Is It, NDLR). Voilà ce que je peux vous dire… « C’est la vie » (en français, NDLR).

 

MJJNews.fr : A titre personnel que penses-tu des trois chansons qui ont créé polémique ?
Frank Cascio : J’aime Keep Your Head Up et c’est une des meilleures chansons de l’album.  Je fais de mon mieux pour vous répondre mais ce serait à mon frère Eddie de le faire.

 

MJJNews.fr : Quelle a été l’implication de John McClain dans la préparation de ce CD ?
Frank Cascio : J’aime beaucoup John Branca et Michael a bien fait de le placer dans son Estate car il gère bien les choses. John et Michael ont peut être eu leurs différends au cours des années. Mais tous les deux ont écrit l’histoire, ils ont acheté le catalogue des Beatles ensemble. Dès qu’un dossier compliqué faisait surface, Michael appelait John pour prendre les choses en main. Quant à John McClain, je me rappelle d’une anecdote :  un jour il est venu me voir sur le tournage de You Rock My World en me disant : « Frank, il faut noircir la peau de Michael et lui mettre de la pâte à modeler sur le nez… » Et je lui ai dit : « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, si tu veux lui dire, vas y, moi je ne lui dis pas. Et je te suggère de ne pas le faire ». Tu parles… Et je reçois un appel de Karen Faye me demandant de venir en urgence. Michael s était enfermé dans sa loge et il avait tout cassé après que John McClain ait fini par lui dire ce qu’il voulait lui dire. Je frappais à la porte plusieurs fois et au final Michael a ouvert. Il était assis par terre, ses mains sur le visage, pleurant comme un bébé. Et je me sentais si mal pour lui. Il a dit : « Quelle équipe de dingue. Est-ce que je suis bizarre à tes yeux ? Je ne leur dit pas comment ils doivent être, moi… Qu’ils aillent se faire foutre, j’annule le tournage aujourd’hui et j’annule tout ». Il pleurait. Je n’arrivais pas à y croire. Comment les gens pouvaient se permettre de lui dire ce genre de choses.  Si John connaissait vraiment Michael il n’aurait jamais fait cela. (…) John a joué double jeu. On ne s’est jamais bien entendu, je le respecte pour la place qu’il occupe au sein de l’Estate. Mais je suis conscient de cette animosité envers moi à cause de mon nom de famille. Il a joué double jeu. Il ne supportait pas me voir dans l’entourage de Michael, il a pris mon nom et l’a retourné contre mon frère. Eddie devait avoir 6 chansons sur l’album, et John voulait en placer aussi. Encore une fois, lisez entre les lignes et ceci n’est que mon opinion…

 

MJJNews.fr : Au final, cette histoire a introduit la controverse dans la musique de Michael, ce qui n’était pas le cas de son vivant. Qu’en penses-tu ?
Frank Cascio : Ca n’aurait pas du se passer comme ça. C’est triste car c’est un bon album, une compilation de bonne musique. J’ai appris une chose dans la vie, c’est qu’il est difficile de rendre tout le monde heureux. J’essaie de rendre tout le monde heureux mais c’est impossible. Et au final c’est moi qui souffre. Je sais à quel point Michael aimait ses fans. Tout ce que je sais c’est que mon livre permet de préserver l’héritage de Michael comme Michael l’aurait aimé. Il a tellement tenté d’expliquer qui il était, mais il ne savait pas comment faire. Il disait qu’il voulait faire comprendre au monde qui il était. Et il y a eu cette histoire avec Martin Bashir…. Mais il a essayé. Et on l’a poignardé dans le dos.

Propos recueillis par Richard Lecocq pour MJJNews.fr / MJ data bank / Photo: Cristiane Montenegro / Saykou Diallo / (C) 2012 MJJNews.fr. Tous droits réservés.

 

 

« Michael mon ami » (Michel Lafon) – COMMANDER


JAYL – Interview exclusive

Groupe connu et reconnu par les fans du Roi de la Pop, JAYL (Yoni, Alex et Jeremy) s’attaque au monde de la musique avec son premier single Get On The Floor.De leurs débuts sur la scène du Grand Rex en 1997 au clip de Get On The Floor sans oublier la saga du jeu vidéo Michael Jackson: The Experience (Yoni est la silhouette avec laquelle les joueurs dansent sur les classsiques de Michael Jackson), le groupe revient sur son parcours… En attendant avec impatience la suite  de leurs aventures.

Comment est né le groupe (JAYL) ?
Etant frères et sœur, nous avons été bercés dès notre enfance par la musique « Motown ». Notre passion commune pour les Jacksons, et plus particulièrement Michael, nous a naturellement rapproché côté artistique. Au départ, nous avons pris goût à reproduire ses chorégraphies, puis la scène est devenue notre raison de vivre.

Premières scènes : comment est née la reconstitution de la choré Ghosts présentée lors d’une soirée Black & White en 1997 au Grand Rex ?
1997 : une date qui a marqué nos débuts sur scène au moment de la tournée du History Tour. L’équipe du magazine Black & White avait organisé une grande soirée le lendemain du concert de Michael au Parc des Princes. Espérant qu’il y soit présent pour pouvoir le rencontrer, nous voulions avoir l’opportunité de monter sur scène et de montrer ce dont nous étions capable. Ayant retenu l’attention de l’organisateur de la soirée, nous avons performé en première partie. Le court métrage « Ghosts » venait de sortir sur les écrans. Nous voulions marquer les esprits en étant les premiers à  présenter la choré sur scène. Nous ne nous étions jamais produit sur une scène aussi prestigieuse et devant autant de monde. Nous devions faire nos preuves car personne ne nous connaissait. Le public a accueilli cet hommage avec beaucoup d’enthousiasme, une standing ovation qui a rendu cette expérience unique et inoubliable. Malheureusement Michael n’était pas présent ce soir là, mais son caméraman était là pour immortaliser tous les moments forts de la soirée. Nous nous sommes toujours posé la question de savoir si oui ou non Michael avait visionné notre prestation.

Comment le groupe choisit ses chorés, enchainements et bandes sonores pour créer ses numéros ?
De manière générale, on fait appel à nous pour des hommages de courte durée, c’est pour cela qu’on propose la plupart du temps des medleys qui, à notre sens, reprennent les chorégraphies incontournables du King of Pop. Cela nous convient très bien car nous aimons les interventions courtes, intenses et efficaces. D’un numéro à l’autre, les timings ne sont jamais les mêmes donc on s’efforce d’aller à l’essentiel. On commence souvent nos medleys par des chorés au style très graphique et militaire, dont seul Michael avait le secret, telles que « Jam » ou  le « Drill » qui ont, à nos yeux, le plus d’impact visuellement parlant. Il est important d’attirer l’attention dès les premières secondes. Nous aimons terminer par la plus emblématique, le grand classique : Thriller.

Pour ce qui est des bandes sonores, nous avons la chance d’avoir notre propre studio d’enregistrement, ce qui nous permet de retravailler et peaufiner à volonté et dans les moindres détails tous nos medleys. Il est vrai que les bandes sons live de Michael que l’on récupère ne sont pas toujours d’excellente qualité car parfois « parasitées » par les bruits d’ambiance ou autre. Yoni recrée donc entièrement les versions live (bruitages et effets sonores inclus), en partant des versions CD, afin que le medley final soit toujours de qualité optimale du début jusqu’à la fin.

Quand est née l’idée de se lancer dans la musique ?
Nous nous sommes rendu compte que nos hommages à MJ suscitaient un réel engouement de la part du public, ce qui nous a poussé à aller plus loin : créer et développer notre propre univers, trouver notre identité et pourquoi pas avoir notre propre public. Du coup, l’idée de chanter est née presqu’aussi vite que celle d’écrire, composer et produire notre propre musique, aussi bien que de  créer nos propres chorégraphies.

Comment ce virage a pu être amorcé alors que le groupe était déjà connu dans le monde Jackson ? Comment gérer la transition de groupe de danse spé Jackson en groupe tout court ?
Nous avions besoin d’une rupture nette et franche avec l’univers de Michael pour pouvoir développer notre propre style. C’est ce que nous avons fait il y a plus de 6 ans en mettant fin à nos shows MJ. Ainsi, nous avons pu donner naissance à JAYL, en tant que groupe à part entière.  Mais avec la disparition brutale de Michael, il était pour nous inconcevable de ne pas lui rendre de dernier hommage car c’était grâce à lui que nous en étions arrivés là aujourd’hui. Quoiqu’il arrive, il restera notre plus grande source d’inspiration.

Aujourd’hui, avec l’arrivée de « Get On The Floor », nous amorçons un nouveau virage et souhaitons nous consacrer d’avantage au développement de notre carrière, ce qui ne nous empêchera pas de continuer à rendre hommage d’une manière ou d’une autre à Michael.

Hormis MJ, quelles sont les influences musicales et visuelles du groupe?
Ceux qui nous inspirent le plus sont les artistes qui proposent des shows mêlant danse et chant : les entertainers. Pour n’en citer que quelques-uns : Usher, Justin Timberlake, Madonna, Beyoncé, nous apprécions aussi beaucoup les Black Eyed Peas, Rihanna ou encore Missy Elliott. Musicalement, nous avons aussi chacun des goûts assez complémentaires… pour  Yoni : Neyo, Prince; pour Alex : Aaliyah, Janet Jackson; pour Jerem : Missy Elliott, Sisqo, Se7en et visuellement tout ce qui touche aux mangas. Bien évidemment et avant tout, nous sommes tous les trois de très grands fans de Janet Jackson.

Comment est née l’aventure MJ The Experience pour Yoni ?
Yoni a été contacté pour participer au casting qu’Ubisoft organisait à cet effet, et a retenu l’attention des créateurs du jeu.

MJTE est le dernier projet merchandising que Michael a signé. Comment s’est déroulé le processus créatif et quelles ont été les craintes et limites ?
Yoni : « Les critères de sélection étaient bien spécifiques : plus qu’un sosie, les concepteurs du jeu étaient à la recherche d’un danseur qui puisse également participer à l’élaboration des chorégraphies et dont la silhouette et la gestuelle se rapprocheraient le plus possible de Michael. Ils voulaient quelqu’un qui connaisse très précisément les chorégraphies ainsi que l’univers qui se rattache à chacune d’elles afin d’être toujours au plus près de la vérité. Il a fallu adapter les chorés pour trouver un juste équilibre qui puisse répondre aux contraintes et aux exigences techniques imposées par le jeu comme le scoring par exemple,  simplifier parfois certains mouvements afin de rendre accessible au plus grand nombre les chorés. Cela devait être une Expérience non seulement pour les fans, mais qui devait également séduire le grand public de sept à soixante dix sept ans en ayant toujours une approche ludique, fun, tout en restant, quoiqu’il arrive, fidèle à l’esprit Jackson.

Ce fut une très belle aventure qui me permit d’ailleurs de travailler avec d’autres chorégraphes et de collaborer notamment avec Travis Payne. Une personne très humble et d’une très grande gentillesse. Je me rappellerai toujours notre première rencontre, nous devions nous retrouver en salle ‘danse’ directement pour commencer à travailler. Il n’était pas encore là et je discutais avec des membres de l’équipe, quand à un moment donné, quelqu’un me met les mains sur les yeux et fait : « hi hi » le fameux cri que pousse Michael. Je me retourne et là je vois Travis qui me dit : « Hey Yoni, comment ça va ? » J’ai adoré son entrée en matière. Il a su tout de suite me mettre à l’aise et ne mettre aucune barrière entre nous, c’était vraiment cool de sa part !

Je me souviens aussi d’un soir où nous étions au restau avec toute l’équipe d’Ubisoft. J’en avais profité pour lui montrer ce que nous avions fait avec le groupe lors de notre passage au Grand Rex pour la sortie en dvd de « This is it ». Au moment où il nous a vu exécuter le Drill, il est devenu complètement surexcité! Il n’arrêtait pas de répéter : « I love it, i love it ! ». Il battait la mesure, frappait dans ses mains et du coup tous les autres clients du restaurant nous regardaient avec stupéfaction. Un moment inoubliable… nous avons bien sûr beaucoup parlé de Michael et de Janet. J’en ai d’ailleurs profité pour le féliciter, elle et lui, pour leur incroyable prestation sur Scream lors des MTV vidéos music awards. Il m’a montré également de nombreuses photos inédites de Michael et lui qu’il avait sur son ordi datant de différentes époques (Scream, Dangerous, Ghost, This is it). Je le sentais parfois encore très affecté malgré lui par la disparition de son ami…

Bref ce fut  pour moi, un honneur que de participer à un tel projet qui n’a réuni que des passionnés de Michael, dont le seul objectif était de donner le meilleur d’eux-mêmes pour rendre le plus beau des hommages au plus grand des artistes. Je n’en garde que de très bons souvenirs.

Mon seul regret est de n’avoir pu une nouvelle fois rencontrer Michael, car j’ ai appris quelque temps après ma rencontre avec Travis, que c’était en fait lui en personne qui devait venir nous rejoindre et nous suivre de près pour ce projet qui semblait lui tenir beaucoup à cœur. »

JAYL a tourné dans plusieurs pays et à l’occasion de différents événements. Quel est celui qui est le plus « spécial » à vos yeux ?
Impossible de n’en citer qu’un !

Si l’on entend aussi par là les moments qui nous ont le plus marqué en France: LE GRAND REX à Paris en 1997, on va sûrement se répéter mais le souvenir reste intact, nous n’étions à l’époque que danseurs
 mais 3 000 personnes en standing ovation à la fin de notre prestation, faisant trembler tous les murs de la salle… ce fut véritablement un grand moment !  C’est un peu de là aussi que tout est parti. Nous n’avons plus voulu quitter la scène depuis.

Plus récemment, nous avons été invité à participer au concert pour l’Egalité le 14 juillet 2011 au Champs de Mars de Paris devant plus d’1 million de spectateurs. Voir et sentir vibrer cette marrée humaine devant vous est  indescriptible !

Pour ce qui est de l’étranger, notre plus beau souvenir restera la Géorgie en août 2010. Nous faisions parti d’une délégation d’artistes français, venus se produire dans le pays, invités et accueillis par le président en personne. Quelque chose de peu commun que de se produire devant plus de 65 000 personnes en bord de mer! Cette rencontre avec un peuple touchant et des plus accueillants restera gravée dans nos mémoires… .

Comment est né Get On The Floor ? Comment décririez-vous ce titre ?
On voulait un titre efficace, fait pour les clubs, qui donne envie de danser, avec un gimmick entêtant voire hypnotique. Un titre sur lequel on pourrait également danser et mettre en avant une chorégraphie. On voulait exprimer à quel point la musique et la danse sont liées à notre univers, d’où le thème de notre addiction à la musique.

C’est un titre composé, écrit et produit par le groupe lui-même, un mélange d’électro pop.

Pourquoi le clip a mis autant de temps à se concrétiser ?
Quand on fait tout soi-même, cela prend énormément de temps et peut s’avérer très couteux! Nous avons aussi préféré prendre le recul nécessaire pour faire les bons choix et arriver à obtenir un bon compromis entre ce qu’il était possible de faire financièrement et ce vers quoi on voulait tendre. On a fait appel à tous nos amis artistes (danseurs, figurants, maquilleurs, coiffeurs, stylistes, techniciens, réal, photographe, etc.) qui ont d’ailleurs tous répondus présents. On leur doit beaucoup car c’est en grande partie grâce à eux qu’on a pu finaliser le projet Get On The Floor en images.

Quels sont les autres projets de JAYL ?
Nous travaillons actuellement en studio sur plusieurs autres titres et préparons parallèlement notre retour sur scène… si GET ON THE FLOOR trouve son public !

Quel message souhaitez-vous adresser aux lecteurs de MJdata bank/ MJJNews ?
Nous remercions tous celles et ceux qui nous soutiennent depuis toutes ces années, nous espérons que notre univers plaira au plus grand nombre et quoiqu’il arrive nous continuerons, à travers nos shows et notre musique, à perpétrer l’héritage que Michael nous a légué.

 

Propos recueillis par Richard Lecocq

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